dimanche 5 février 2012

Comment les réseaux de communication et les flux insèrent la France dans la mondialisation


Aujourd’hui, les flux de marchandises, de personnes, de capitaux, d’information se font à toutes les échelles, du local au mondial. Les informations nous parviennent en temps réels, les produits que nous consommons viennent du monde entier. Nous nous déplaçons tous les jours pour nous rendre à notre travail et prenons des vacances parfois à l’autre bout du monde.

Dans ce contexte, on peut se demander en quoi les réseaux de communication et les flux insèrent la France  dans la mondialisation.
En effet, l’accroissement des flux et des mobilités liés à la mondialisation nécessitent des réseaux qu’il faut rendre performants pour corriger l’inégale desserte du territoire. 

I. Un accroissement des flux et des mobilités, liés à la mondialisation

A. Des mobilités croissantes

- Les trajets des individus sont plus nombreux, plus complexes, et sont source de transformation des espaces : c'est le développement de l'automobile et l'amélioration du réseau routier qui expliquent l'étalement urbain en cours depuis plus de trente ans.
- Développement du tourisme et fractionnement des loisirs avec la réduction du temps de travail (Développement des séjours courts et plus nombreux) 

B. Des flux en hausse

- Echanges de matières 1ères et de biens renforcés par la mondialisation

- Flux de transit liés à la situation géographique de la France entre l’Europe du Nord, de l’Est et du Sud 

C. Aménager et ouvrir le territoire

- Hub de Roissy contribue à l’affirmation de Paris comme métropole mondiale

- Aménagement des réseaux doit améliorer l’accessibilité du territoire français et désenclaver certaines régions. La construction de LGV a surtout été radiale (du centre vers les périphéries) et les lignes transversales (Reliant les périphéries) sont à peine ébauchées.  

II. Des réseaux performants indispensables pour répondre à ces flux

A. Une grande diversité

Le territoire français présente un maillage dense par des réseaux de transports variés : 30 000 km de voies ferrées (2000 km de LGV), 1 000 000 de km de routes (10 000 km d'autoroutes), 8500 km de voies navigables.

- La répartition des axes routiers et autoroutiers (réseau désormais achevé) est relativement égale sur le territoire.

- Il n'en est pas de même pour les voies ferrées, dont le réseau tend à se réduire sur les axes les plus rentables.

- Le réseau navigable est dispersé sur tout le territoire, mais les grands fleuves ne sont pas connectés par des canaux à grand gabarit (jusqu'à des convois de 4400 tonnes).

- Le réseau numérique est réparti de façon égale sur tout le territoire, mais des inégalités apparaissent au niveau des tarifs. 

B. L’intermodalité se développe

- Il s’agit de la connexion de différents modes de transports. Elle génère des gains de temps et de coûts

- Exemple Roissy : Il a été conçu comme une plateforme multimodale, c'est à dire un point d'interconnexion de différents modes de transport: transport aérien, transport routier, transport ferroviaire. L'autoroute pénètre dans l'aéroport, où se trouvent aussi une gare TGV et une gare RER. 

C. Des acteurs de plus en plus nombreux

- Modernisation des transports d’abord conduite par l’Etat

- Maintenant confiée aux collectivités locales (Entretien des réseaux) et à des acteurs privés : La SNCF a laissé à Réseaux Ferrés de France la gestion des infrastructures, les autoroutes sont gérées par des sociétés privées. 

III. Mais une connexion inégale à l’Europe et au monde

A. Des disparités à l’échelle nationale

- Le développement des axes de transport rapides (LGV, autoroutes) tendent à privilégier des espaces restreints, à proximité des sorties et des carrefours autoroutiers ou à proximité des gares TGV, tout en délaissant les espaces traversés. C'est « l'effet tunnel ».

- Il en est de même pour le numérique car les opérateurs privilégient les territoires les plus denses 

B. Des connexions avec l’extérieur qui restent à développer

- Seul hub de rang mondial est Roissy

- Les réseaux routiers sont très chargés et il faut trouver des solutions alternatives

- Les liaisons ferroviaires demeurent insuffisantes vers les pays voisins, et font l'objet de plusieurs projets (LGV vers l'Espagne, vers la vallée du Rhin, autoroute ferroviaire vers l'Italie). 

C. Des difficultés en termes de développement durable

- Forte consommation d’énergie, nuisances sonores, pollution (+ exemple de Roissy)

- Expériences pour le développement des transports doux dans les villes, de l’intermodalité, densification des centres des villes

- Développement difficile du ferroutage compte tenu de la vétusté du réseau 

En conclusion, les réseaux de transport et l’essor du numérique sont des maillons indispensables de l’espace économique et social français. Ils contribuent à l’intégration de la France dans la mondialisation et leur performance doit être sans cesse améliorée.
Cependant, il est aujourd’hui indispensable de prendre en compte les logiques de durabilité et la raréfaction des énergies fossiles susceptibles d’augmenter considérablement le coût des transports.

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